L’affichage, la semaine dernière, du premier quota de logements à Médéa reste malheureusement insignifiant, par rapport au nombre important de demandeurs.

La liste a soulevé une vague de colère lorsque de nombreux pères de famille n’ont pas vu leurs noms figurer sur les affiches diffusées sur internet. Il semble que les familles, qui méritaient d’être relogées en priorité, ont été recalées pour une autre attribution. Les contestataires se sont rués en masse vers le siège de la daïra pour déposer des recours légaux afin d’être légitimés dans leurs droits car, selon eux, ils ont identifié des personnes bénéficiaires, connues sur la place publique, ne remplissant pas les critères pour l’obtention d’un logement social au regard de leur salaire (plus de 24 000 DA). Certaines familles nombreuses démunies, habitant un F2 dans des HLM, affirment que leurs enfants adultes dorment à tour de rôle.

Certains, ayant dépassé la quarantaine, ne pensent même pas à fonder un foyer à cause de la crise du logement. Une vieille dame, présentant lors de l’ attroupement devant le siège de la daïra, dénonce : «J’habite une maison en ruine et la commission d’attribution a préféré loger des gens qui possèdent des villas.» La situation mérite d’être clarifiée par les membres de la commission de recours de la wilaya prochainement afin de mettre un terme à la confusion et de rétablir le climat de confiance qui devrait régner entre administrateurs et administrés. Enfin, le problème du logement social locatif à Médéa demeurera insoluble tant que les gros moyens de réalisation n’ont pas été encore engagés sur le terrain pour résorber le grand retard accumulé dans le cadre des plans quinquennaux 2005/2009 et 2010/2014.

Source:El Watan