Les habitants de la cité des 750 logements de Boukhadra 3 (Sept Puits), dans la commune d’El Bouni à Annaba, réclament un centre de santé, un bureau de poste, des transports, un terrain de proximité et un marché. Ils dénoncent aussi l’état de l’assainissement et de la propreté.
Le problème est connu dans beaucoup de nouvelles cités : les immeubles sont livrés, les familles s’installent, mais les équipements tardent. À Boukhadra 3, les résidents doivent toujours se déplacer vers les quartiers voisins pour se soigner, retirer de l’argent ou faire leurs courses.
Neuf demandes adressées à l’APC
Une association, l’Association nationale de défense du droit à la promotion de l’emploi, a porté le dossier. Le 21 avril 2026, elle a adressé deux courriers officiels. Le premier, au président de l’APC d’El Bouni, reprend les neuf revendications du quartier. Le second, envoyé à la subdivision des équipements publics, porte sur le seul centre de santé.
Sur ce point, l’association affirme que le terrain du futur centre avait déjà été inscrit dans le programme de l’ancien wali. Il ne resterait donc qu’à lancer le projet.
Assainissement, propreté et locaux vides
Les équipements ne sont qu’une partie du problème. Les habitants demandent davantage d’agents de nettoiement, l’entretien des canalisations d’assainissement et le nettoyage des terrasses des immeubles. Ils signalent aussi des rongeurs et des insectes dans les entrées des bâtiments.
Autre revendication, plus inattendue : l’ouverture des locaux commerciaux restés vides au pied des immeubles. Occupés, ils apporteraient au quartier des commerces et des services qui lui manquent.
Un cas qui n’est pas isolé
Dans les faits, l’entretien des parties communes d’une cité de logements sociaux relève d’abord de l’OPGI, et les équipements publics de l’APC et de la wilaya. Ce partage des rôles explique souvent la lenteur des réponses. Nous avons détaillé qui fait quoi dans notre guide sur la copropriété et la gestion des immeubles, et les règles du logement social dans notre guide du logement public locatif.
Aucune réponse des autorités locales n’avait été rendue publique à la date de ces revendications.
Source : Sarih






