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Acheter un logement sans payer d’intérêts, c’est possible en Algérie. Depuis le règlement n° 2020-02 de la Banque d’Algérie, la quasi-totalité des banques publiques ont ouvert des guichets de finance islamique, et deux banques privées, Al Baraka et Al Salam, en ont fait leur métier depuis longtemps. Mourabaha, Ijara, Istisna, part de propriété partagée : les formules existent, les conditions varient beaucoup d’une banque à l’autre. Ce guide fait le tour de l’offre, banque par banque, avec les chiffres publiés et ce qu’il faut vérifier avant de signer.
L’essentiel : Oui, on peut acheter un logement sans intérêts en Algérie. Depuis le règlement n° 2020-02 de la Banque d'Algérie, la quasi-totalité des banques publiques ont ouvert des guichets de finance islamique, à côté d'Al Baraka et Al Salam. Le principe : la banque achète le bien puis vous le revend (Mourabaha) ou vous le loue (Ijara), avec une marge fixée dès la signature. Marge, durée et quotité varient beaucoup d'une banque à l'autre, donc faites-les confirmer en agence.
Mise à jour (septembre 2026)
Page entièrement réécrite. Les conditions citées proviennent des fiches produits publiées par les banques et de la presse algérienne (sources en bas de page). Elles changent souvent, et certaines fiches en ligne ne sont pas datées : faites toujours confirmer la marge, la durée et la quotité en agence. Dernière vérification : 24 septembre 2026.
Crédit halal : ce qui change par rapport à un prêt classique
Dans un crédit immobilier classique, la banque vous prête de l’argent et vous le rend plus cher : c’est l’intérêt, la riba, que le droit musulman interdit. La finance islamique contourne le problème d’une manière simple. La banque ne prête pas d’argent. Elle achète le bien, puis vous le revend ou vous le loue.
Son bénéfice prend alors la forme d’une marge commerciale, fixée dès la signature, et non d’un intérêt qui court sur une somme prêtée. Dit autrement, la banque devient pendant un temps propriétaire du logement, avec les responsabilités qui vont avec. Deux autres interdits encadrent ces opérations : l’incertitude excessive dans le contrat (gharar) et la spéculation pure (maysir). Les activités illicites, comme l’alcool ou les jeux de hasard, ne peuvent pas non plus être financées.
Pour le client, la différence la plus visible se trouve dans le contrat. Le prix de revente, marge comprise, est connu dès le départ et ne bouge plus. Les pénalités de retard qui enrichiraient la banque sont en principe exclues : les pénalités éventuelles sont versées à des œuvres de bienfaisance. Et ce type de financement reste ouvert à tous, musulman ou non.
Le cadre légal de la finance islamique en Algérie
Pendant longtemps, seules Al Baraka (depuis 1991) et Al Salam (depuis 2008) proposaient ces produits, sans cadre réglementaire propre. Tout a changé en 2020. Le règlement n° 2020-02 du 15 mars 2020 de la Banque d’Algérie définit l’opération de finance islamique comme toute opération bancaire qui ne donne lieu ni à la perception ni au paiement d’intérêts. Il reconnaît six formules de financement : Mourabaha, Moucharaka, Moudaraba, Ijara, Salam et Istisna, auxquelles s’ajoutent les comptes de dépôt et d’investissement.
Une banque ne peut pas se déclarer « islamique » d’elle-même. Chaque produit doit obtenir un certificat de conformité délivré par l’Autorité charaïque nationale de la fatwa pour l’industrie de la finance islamique (ANCIF), rattachée au Haut Conseil islamique. La banque doit aussi disposer d’un comité de contrôle charaïque d’au moins trois membres, et sa « fenêtre » islamique doit être séparée, sur le plan financier et administratif, de ses activités classiques. La BNA a été la première banque publique certifiée, en 2020, et les autres ont suivi.
Deux textes ont ensuite consolidé ce socle. L’ordonnance n° 21-07 du 8 juin 2021 (loi de finances complémentaire 2021) a supprimé la double taxation qui pénalisait la Mourabaha : la banque achetait puis revendait le bien, et les droits étaient payés deux fois. Elle a aussi exonéré de TVA certaines opérations d’Ijara. Puis la loi n° 23-09 du 21 juin 2023 portant loi monétaire et bancaire a intégré la finance islamique dans la loi bancaire elle-même.
Le marché a suivi. Selon le ministre des Finances, les banques comptaient 868 513 comptes islamiques à fin juin 2025, pour environ 930 milliards de dinars de dépôts et 609,5 milliards de dinars de financements conformes à la charia, dont 520,2 milliards destinés aux entreprises. La part des particuliers, et donc du logement, reste minoritaire, mais elle progresse.
Les formules de financement immobilier halal
Sur les six formules reconnues, quatre servent réellement à se loger. Chaque banque les rebaptise à sa façon (« Dar », « Maskane », « Aqar »…), ce qui brouille les pistes. Voici ce qui se cache derrière les noms commerciaux.
La Mourabaha immobilière : achat puis revente avec marge
C’est la formule la plus répandue. Vous choisissez un logement, la banque l’achète au vendeur, puis vous le revend à un prix majoré d’une marge convenue. Ce prix de revente est payé par mensualités fixes. Le verset souvent cité pour la justifier est clair : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt » (sourate Al Baqara, verset 275).
En pratique, l’opération se déroule en quelques étapes :
- Vous désignez le bien et fournissez son prix au vendeur (promesse de vente, facture proforma du promoteur).
- La banque étudie votre capacité de remboursement et fixe avec vous le prix de revente, marge incluse.
- Vous signez une promesse d’achat au profit de la banque.
- La banque achète le bien auprès du vendeur, chez le notaire.
- Elle vous le revend dans la foulée par un contrat de Mourabaha ; vous en devenez propriétaire, avec une hypothèque au profit de la banque jusqu’à la dernière échéance.
L’Ijara Mountahia Bittamlik : la location qui se termine par la propriété
Ici, la banque achète le logement et vous le loue. Chaque loyer couvre une part du prix et la marge de la banque. À la fin du contrat, la propriété vous est transférée, soit par une vente symbolique, soit par une donation, selon les termes signés. Tant que le contrat court, c’est la banque qui reste propriétaire. Le schéma rappelle la location-vente de l’AADL, à ceci près que vous choisissez vous-même le bien.
La Moucharaka dégressive : une propriété partagée
Vous achetez le logement à deux, vous et la banque. Mois après mois, vous rachetez ses parts, tout en lui payant un loyer sur la part qu’elle détient encore. Al Baraka utilise ce mécanisme (appelé « charikat milk ») pour financer les logements LPP.
L’Istisna : pour construire ou acheter sur plan
L’Istisna est un contrat de fabrication. La banque commande l’ouvrage à un constructeur ou un promoteur, le paie au fur et à mesure de l’avancement, puis vous le cède. Utile pour un logement vendu sur plan ou une construction individuelle, cette formule reste rare chez les particuliers et suppose un dossier technique solide (plan de masse, permis, devis).
Les banques qui proposent un crédit immobilier halal
Selon le gouverneur de la Banque d’Algérie, une douzaine de banques offraient des produits islamiques en mai 2025, à travers environ 900 guichets et une centaine d’agences dédiées. Pour le logement, voici ce que chacune affiche. Les chiffres proviennent des fiches produits ou d’annonces relayées par la presse, parfois anciennes : considérez-les comme des repères, pas comme une offre ferme.
Al Baraka Banque d’Algérie
Première banque islamique du pays, Al Baraka a la gamme la plus fournie. Sa formule « Dar Al Baraka Acquisition » repose sur l’Ijara : logement neuf chez un promoteur ou ancien chez un particulier, financé jusqu’à 90 % du prix (apport de 10 % minimum), sur 25 ans au plus, pour un revenu net d’au moins 40 000 DA. La mensualité est plafonnée à 33 % du revenu entre 40 000 et 49 000 DA, 40 % entre 50 000 et 99 000 DA, 50 % au-delà de 100 000 DA, et l’emprunteur ne doit pas dépasser 70 ans à la dernière échéance.
Lancée fin octobre 2024, « Dar Al Baraka Yousr » applique la marge bonifiée par l’État (1 % ou 3 % selon les revenus, voir plus bas) à l’achat d’un logement promotionnel collectif neuf, sur 25 ans, avec un différé possible jusqu’à 9 mois et la prise en compte des revenus du conjoint. La banque propose aussi « Dar Al Baraka LPP », en Moucharaka : 80 % du prix, 20 ans maximum, revenu d’au moins 120 000 DA, et une marge affichée de 6 à 6,5 % pour les épargnants, 7 à 7,5 % pour les autres.
Al Salam Bank Algeria
Deuxième banque 100 % islamique, Al Salam finance l’acquisition de logements via sa formule « Dar Assalam ». Les conditions relayées en 2026 : âge de 19 à 75 ans à la dernière échéance, nationalité algérienne, revenu mensuel d’au moins 40 000 DA pour un résident ou 1 500 € pour un Algérien établi à l’étranger, apport de 10 % minimum, remboursement sur 5 à 30 ans. Sont concernés les logements promotionnels (LPA, LPP, LSP) et les logements neufs vendus par des promoteurs privés.
BNA (Banque Nationale d’Algérie)
Pionnière parmi les banques publiques, la BNA propose la Mourabaha et l’Ijara immobilières. Les conditions annoncées : jusqu’à 90 % de la valeur du bien, remboursement pouvant aller jusqu’à 40 ans, âge inférieur à 75 ans, mensualités fixes plafonnées autour de 30 % du salaire, différé jusqu’à 6 mois et remboursement anticipé autorisé. En août 2026, la presse faisait état d’un délai de traitement des dossiers limité à 30 jours. Fin 2025, la banque a aussi lancé « Bladi dz », une offre destinée à la diaspora (Mourabaha, Ijara et Istisna).
CPA (Crédit Populaire d’Algérie)
Le CPA affiche l’une des offres les plus souples sur le papier. Sa « Mourabaha Aqar » peut financer jusqu’à 100 % du prix d’un logement neuf ou ancien, collectif ou individuel, selon le revenu et l’âge, sur 40 ans au maximum, pour un emprunteur de moins de 75 ans. Le CPA propose en parallèle l’Ijara Mountahia Bittamlik, la marge bonifiée et, depuis août 2025, la conversion des prêts LPP classiques en financement halal par Ijara, sans modifier la mensualité ni le coût total.
CNEP-Banque
Banque historique du logement, la CNEP a ouvert son premier guichet islamique en 2020. En février 2024, elle a lancé trois produits en Mourabaha : « Tamwil Maskane » pour un logement, « Tamwil Mahallat » pour un local et « Tamwil Aradi » pour un terrain. Elle propose aussi l’Ijara Tamlikiya, relayée par la presse avec un financement de 80 % du prix, une durée pouvant atteindre 40 ans et un revenu minimum de l’ordre de 30 000 DA. À son lancement, la marge se situait entre 6,75 % et 7,25 %. À revoir en agence, car elle a pu évoluer depuis.
BEA (Banque Extérieure d’Algérie)
La « Mourabaha aqariya » de la BEA a des conditions publiées très lisibles : jusqu’à 90 % du coût du bien avec 10 % d’apport, remboursement sur 30 ans, portés à 40 ans pour les demandeurs de 40 ans ou moins, âge inférieur à 70 ans au moment de la demande, au moins un an d’ancienneté professionnelle et un revenu d’au moins 1,5 fois le SNMG. Les frais de dossier sont gratuits et les mensualités fixes.
BADR et BDL
La BADR a ajouté la Mourabaha immobilière à sa fenêtre islamique en 2023. La BDL, elle, met surtout en avant la Mourabaha consommation, véhicule et investissement ; pour un logement, renseignez-vous directement en agence sur l’offre disponible. D’autres banques privées disposent aussi de guichets islamiques, avec des offres immobilières plus confidentielles.
Tableau comparatif des offres
Repères issus des fiches et annonces publiées. La marge n’est quasiment jamais affichée publiquement : elle dépend du profil et se négocie en agence.
| Banque | Formule | Quotité max | Durée max | Âge / revenu |
|---|---|---|---|---|
| Al Baraka (Dar Al Baraka Acquisition) | Ijara | 90 % | 25 ans | 70 ans à la dernière échéance ; 40 000 DA |
| Al Baraka (Dar Al Baraka LPP) | Moucharaka + Ijara | 80 % | 20 ans | 70 ans ; 120 000 DA |
| Al Salam (Dar Assalam) | Financement islamique | 90 % | 30 ans | 19 à 75 ans ; 40 000 DA ou 1 500 € |
| BNA | Mourabaha, Ijara | 90 % | 40 ans | moins de 75 ans |
| CPA (Mourabaha Aqar) | Mourabaha | jusqu’à 100 % | 40 ans | moins de 75 ans |
| CNEP-Banque | Mourabaha, Ijara Tamlikiya | 80 % | 40 ans | environ 30 000 DA |
| BEA (Mourabaha aqariya) | Mourabaha | 90 % | 30 ans (40 si 40 ans ou moins) | moins de 70 ans ; 1,5 × SNMG |
La marge bonifiée à 1 % et 3 %
Beaucoup d’acheteurs l’ignorent encore : la bonification de l’État, longtemps réservée aux crédits classiques, s’applique aussi aux financements islamiques. La banque applique une marge réduite, et le Trésor prend en charge la différence.
Au CPA, la marge descend ainsi à 1 % pour un revenu compris entre 1 et 6 fois le SNMG, et à 3 % entre 6 et 12 fois le SNMG. Sont concernés les logements collectifs neufs en zone urbaine, l’habitat rural et l’habitat individuel groupé dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux. Chez Al Baraka, l’offre « Yousr » reprend la même logique avec des seuils exprimés en dinars : 1 % entre 40 000 et 120 000 DA de revenu mensuel, 3 % entre 120 000 et 240 000 DA, pour des logements aidés dont le prix ne dépasse pas 12 millions de dinars.
Si votre projet entre dans ces cases, la différence est énorme. Demandez explicitement la marge bonifiée au guichet : elle n’est pas toujours proposée d’office.
Combien coûte réellement un financement halal ?
Autant le dire tout de suite : halal ne veut pas dire gratuit. La banque se rémunère, et sa marge équivaut souvent, en coût, au taux d’un crédit classique. Pour comparaison, le plafond fixé par la Banque d’Algérie pour les crédits conventionnels au logement est de 7,05 % au second semestre 2026 (note n° 01-2026).
Prenons un logement de 10 000 000 DA, avec 10 % d’apport. Il reste 9 000 000 DA à financer. Les montants ci-dessous sont des calculs indicatifs, à mensualités constantes :
| Hypothèse | Mensualité | Total remboursé | Coût de la marge |
|---|---|---|---|
| Marge équivalente à 6,5 % sur 20 ans | ≈ 67 100 DA | ≈ 16 104 000 DA | ≈ 7 104 000 DA |
| Marge équivalente à 6,5 % sur 25 ans | ≈ 60 770 DA | ≈ 18 231 000 DA | ≈ 9 231 000 DA |
| Marge bonifiée à 3 % sur 25 ans | ≈ 42 680 DA | ≈ 12 804 000 DA | ≈ 3 804 000 DA |
| Marge bonifiée à 1 % sur 25 ans | ≈ 33 920 DA | ≈ 10 176 000 DA | ≈ 1 176 000 DA |
Deux enseignements. Allonger la durée baisse la mensualité mais alourdit nettement la facture totale. Et la bonification change tout : à 1 %, la marge totale est six fois plus faible qu’à 6,5 %.
N’oubliez pas les frais annexes, qui s’ajoutent au prix : frais de notaire, assurance, frais d’hypothèque et commission de gestion (1 % chez certaines banques, avec un minimum).
LPP, LPA, AADL : quel financement halal pour le logement public ?
Pour le LPP, l’offre est bien installée. Al Baraka a un produit dédié, et le CPA permet même de convertir un prêt LPP déjà en cours en financement par Ijara. Le LPA se finance aussi en halal : Al Salam le cite parmi les logements éligibles, et la marge bonifiée vise précisément le logement aidé. Nous détaillons ce cas dans notre page sur le crédit LPA.
Le cas de l’AADL est différent. La formule location-vente ne passe pas par un crédit bancaire : le souscripteur paie directement l’agence, par tranches puis par loyers, sans intérêt. La question du crédit halal ne se pose donc que si vous avez besoin de financer l’apport ou les premières tranches, ce que peu de banques font sous forme islamique. Pour le reste, voir notre guide paiement AADL 3.
Même logique pour un achat chez un promoteur privé : la banque ne financera qu’un projet qu’elle juge sérieux. Avant de déposer un dossier, lisez notre guide sur la promotion immobilière, qui détaille les documents à exiger du vendeur.
Algériens résidant à l’étranger
Ce n’est pas rare qu’un Algérien de France ou du Canada veuille acheter au pays sans passer par un crédit à intérêt. L’offre s’est élargie. La BNA a lancé « Bladi dz » fin 2025, le CPA propose sa Mourabaha Aqar aux non-résidents, Al Salam accepte un revenu de 1 500 € par mois, et la CNEP demande des justificatifs de revenus et de résidence certifiés par le consulat, avec un garant sur place. L’apport est généralement demandé en devises, via un compte ouvert en Algérie. Notre dossier logement pour Algériens résidant à l’étranger recense les autres possibilités, dont le LPP pour émigrés.
Dossier à fournir et étapes
Chaque banque a sa liste, mais on retrouve presque toujours les mêmes pièces :
- la demande de financement remplie et signée ;
- une pièce d’identité en cours de validité, un acte de naissance et une fiche familiale ;
- un certificat de résidence ;
- pour un salarié : attestation de travail, trois dernières fiches de paie et relevé des émoluments ; pour un indépendant : registre du commerce ou agrément, bilans ou déclarations fiscales et attestation de mise à jour CNAS/CASNOS ;
- l’autorisation de consultation de la centrale des risques ;
- côté logement : promesse de vente ou contrat de réservation, titre de propriété du vendeur (livret foncier, acte notarié ou certificat de possession) et, pour une construction récente, le certificat de conformité.
Le parcours, lui, suit toujours le même fil : simulation, dépôt du dossier, étude par la banque, accord de principe, signature de la promesse d’achat (Mourabaha) ou du contrat de location (Ijara), achat du bien par la banque chez le notaire, puis mise en place des échéances. Comptez de quelques semaines à quelques mois selon la banque et la complexité du dossier.
Les points à vérifier avant de signer
Dans les faits, les litiges portent rarement sur la conformité religieuse et bien plus souvent sur des détails du contrat. Mieux vaut les éclaircir avant :
- La marge et le prix total : exigez le prix de revente global ou le total des loyers, pas seulement un pourcentage.
- La bonification : êtes-vous éligible à la marge de 1 % ou 3 % ? Posez la question par écrit.
- Le certificat de conformité de l’ANCIF pour le produit précis que vous signez.
- Qui assure le bien et qui paie les frais de notaire lors de l’achat par la banque.
- Les conditions de remboursement anticipé, qui varient beaucoup (certaines banques l’autorisent seulement après deux ans).
- Le sort des retards : l’éventuelle pénalité doit être reversée à une œuvre de bienfaisance, pas à la banque.
- En Ijara, le moment exact du transfert de propriété et la façon dont il se fait (vente symbolique, donation).
À lire aussi
- Le guide complet : Crédit immobilier en Algérie
Questions fréquentes
Le crédit immobilier halal est-il vraiment sans intérêt ?
Oui, il n’y a pas d’intérêt au sens juridique. La banque achète le bien et le revend ou le loue avec une marge fixée à l’avance. Cette marge a un coût comparable à celui d’un crédit classique, sauf si vous bénéficiez de la marge bonifiée à 1 % ou 3 %.
Quelles banques proposent un crédit immobilier halal en Algérie ?
Al Baraka et Al Salam, entièrement islamiques, ainsi que les fenêtres islamiques des banques publiques : BNA, CPA, CNEP-Banque, BEA et BADR. Une douzaine de banques au total proposent des produits islamiques selon la Banque d’Algérie.
Quel apport faut-il pour un financement halal ?
En général 10 % du prix du bien (90 % financés), 20 % pour certaines offres comme le LPP chez Al Baraka ou l’Ijara de la CNEP. Le CPA annonce jusqu’à 100 % de financement selon le revenu et l’âge.
Quelle est la durée maximale d’un crédit immobilier halal ?
Elle va de 20 à 40 ans selon la banque. La BNA, le CPA et la CNEP annoncent jusqu’à 40 ans, la BEA 30 ans (40 ans pour les demandeurs de 40 ans ou moins), Al Salam 30 ans et Al Baraka 25 ans.
Peut-on bénéficier du taux bonifié avec un financement islamique ?
Oui. La marge bonifiée s’applique aux financements islamiques : 1 % pour les revenus de 1 à 6 fois le SNMG et 3 % de 6 à 12 fois le SNMG au CPA, pour des logements neufs aidés. Al Baraka applique le même principe avec son offre Dar Al Baraka Yousr.
Un Algérien résidant à l’étranger peut-il obtenir un crédit halal ?
Oui. La BNA (Bladi dz), le CPA, Al Salam et la CNEP ont des offres pour la diaspora. Il faut en général un compte en Algérie, des justificatifs de revenus certifiés et un apport en devises.
Sources
- Banque d’Algérie : règlement n° 2020-02 du 15 mars 2020 définissant les opérations de finance islamique
- Loi n° 23-09 du 21 juin 2023 portant loi monétaire et bancaire
- Al Baraka : fiche Dar Al Baraka Acquisition et Dar Al Baraka LPP
- Al Baraka : lancement de Dar Al Baraka Yousr (octobre 2024)
- BEA : مرابحة عقارية (Mourabaha immobilière)
- CPA : bonification de la marge
- Islamic Finance Magazine : conversion des prêts LPP au CPA (août 2025)
- Le Jeune Indépendant : la CNEP-Banque lance trois produits islamiques (février 2024)
- TSA : la BNA lance un crédit immobilier halal pour la diaspora (décembre 2025)
- Maghreb Émergent : chiffres de la finance islamique à fin juin 2025
- Horizons : taux plafonds fixés par la Banque d’Algérie (juillet 2026)
- Echorouk : offres de financement des ménages après les orientations de la Banque d’Algérie (août 2026)






Salam 3ailaikoum, je ss interesse pour un achat d’um logement et pour cela que je vous ecris ce message, je ss originaire de la wolaya de relizane, et j’ai quelqu’um qui vendre sont appartement et moi je ss prete a acheté toujour on passant par votre banque
bonjour madame, on représente aucune banque, veuillez vous renseignez auprés de votre banque en vous déplaçant à cette dernière de préférence
Esque c’est pareille pour la CPA. Merci
Je trouve que c’est assez vague comme information, qu’elle banque en algerie fait, je n’ai jamais entendu Parler
Salem 3likom j’ai besoin de votre aide pour un logement pouvez m’orienter svp j’habite oran.allah yjazikom
la forme de la murabaha présenté est haram ici…