Dernier avertissement pour les locataires de logements sociaux qui ne paient plus leur loyer à Aïn Berda, dans la wilaya d’Annaba. L’unité de gestion locale de l’OPGI a distribué en main propre ses ultimes mises en demeure, avant de passer à la voie judiciaire.
Une tournée dans les cités
L’opération a été menée sur le terrain, cité par cité, sous la conduite du chef de l’unité de gestion d’Aïn Berda. Trois objectifs étaient fixés : remettre les mises en demeure, recouvrer les arriérés de loyer et recenser les logements sous-loués.
Pour la direction générale de l’office, il s’agit d’un contrôle de routine destiné à protéger le parc public locatif et à faire respecter la réglementation.
Ce que risquent les locataires
Le message est clair. Les locataires concernés doivent se présenter sans attendre à leur unité de gestion pour régulariser leur situation. À défaut, l’OPGI prévient qu’il ira jusqu’au bout :
- résiliation du contrat de location ;
- poursuites devant la justice et actions en expulsion ;
- exécution des jugements, puis récupération du logement, qui retourne dans le parc de l’office.
L’office s’appuie sur le décret exécutif 76-147 du 23 octobre 1976, qui fixe les règles de location des logements de l’OPGI. Son article 17 fait du non-paiement du loyer un manquement aux obligations du locataire.
La sous-location dans le viseur
Le recensement des logements sous-loués n’est pas anodin. Un logement social est attribué à une famille pour qu’elle l’occupe elle-même ; le confier à un tiers contre de l’argent expose le titulaire à perdre son bail. Les règles en la matière sont détaillées dans notre article peut-on louer un logement AADL ou social ?
Annaba n’en est pas à son premier tour de vis. Début novembre, des locataires OPGI se sont vu réclamer leurs arriérés en un seul versement. Ceux qui envisagent d’acheter leur logement doivent savoir qu’une dette de loyer bloque généralement le dossier : voir notre guide de la cession du logement social et notre page sur l’OPGI.
Source : Sarih.






