Oran : 33 familles quittent des immeubles menaçant ruine pour Sidi El Bachir

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Trois immeubles, trente-trois familles, et un soulagement évident pour ceux qui dormaient sous des plafonds fissurés. Jeudi 17 septembre, les autorités de la wilaya d’Oran ont relogé des familles qui occupaient des bâtisses classées dans la case rouge, c’est-à-dire jugées dangereuses et non réparables.

D’où viennent les familles

Les familles vivaient dans trois immeubles vétustes du centre-ville, selon El Djoumhouria : au 17 rue Ben Draouah (Lazreg), au 34 rue Achoura Ben Thabet, dans le secteur d’El Emir, et au 24 rue de Tlemcen, dans le quartier d’El Nasr. Des adresses bien connues des Oranais, dans ce tissu ancien où les effondrements partiels ne sont malheureusement pas rares après les pluies.

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Toutes ont été transférées vers une cité de 200 logements neufs à Sidi El Bachir, dans la commune de Bir El Djir.

Les immeubles fermés ou démolis

Une fois les appartements vidés, les services communaux ont muré les entrées des bâtiments ou les ont démolis lorsque c’était nécessaire. L’objectif est simple : empêcher toute réoccupation. On l’a vu à plusieurs reprises, un immeuble évacué mais laissé ouvert finit souvent squatté quelques semaines plus tard, et le problème revient à la case départ.

Le calendrier n’a pas été choisi au hasard. L’opération coïncide avec la rentrée scolaire, ce qui permet aux enfants de démarrer l’année dans leur nouveau quartier plutôt que de changer d’école en cours de route.

Un chantier de longue haleine

Ce relogement s’inscrit dans le programme de résorption de l’habitat précaire que la wilaya mène depuis des années. En juillet dernier, une opération bien plus vaste avait permis de reloger 1 120 familles du site de Terre Miranda, dont les constructions illicites ont ensuite été démolies. Les immeubles menaçant ruine du centre, eux, sont traités par petits groupes, au fur et à mesure des expertises et des logements disponibles.

Pour les familles concernées par ce type d’opération, le logement attribué est un logement public locatif, géré par l’OPGI. Cela implique un loyer mensuel et, plus tard, la possibilité d’acheter le logement dans le cadre de la cession. Notre page sur le logement social LPL explique le fonctionnement général, et celle sur la cession du logement social détaille la procédure d’achat. Le rôle de l’office gestionnaire est présenté dans notre article sur les OPGI.

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