L’OPGI d’Oran a changé de méthode pour récupérer ses loyers impayés. Plutôt que d’attendre les locataires à ses guichets, l’office envoie désormais ses agents frapper aux portes, dans plusieurs quartiers résidentiels de la wilaya.
Des équipes mobiles chez les locataires
Le principe est simple. Les agents se présentent au domicile des locataires en retard, leur rappellent le montant dû et leur remettent, le cas échéant, une mise en demeure. Ni le nombre de locataires concernés ni le montant total des arriérés n’ont été communiqués.
L’office dit privilégier le règlement à l’amiable. Les poursuites judiciaires restent possibles, mais elles n’interviennent qu’en dernier recours. Son message aux locataires débiteurs est clair : régulariser sans tarder, avant que le dossier ne prenne une autre tournure.
Trois façons de payer son loyer
Pour faciliter les choses, l’OPGI a multiplié les canaux de paiement. Le locataire a le choix entre :
- payer sur place, au moment de la visite, par carte bancaire ou carte Edahabia, grâce aux terminaux dont disposent les équipes mobiles ;
- se rendre dans l’une des unités de gestion et de recouvrement de l’office ;
- régler à distance via la plateforme numérique « Idjari », sans se déplacer.
Le paiement en ligne reste la solution la plus pratique pour ceux qui travaillent aux heures d’ouverture des agences. Il permet aussi de garder une trace de chaque versement, utile en cas de contestation.
Pourquoi il ne faut pas laisser traîner
Les arriérés de loyer ne sont pas qu’une question de dette. Un locataire de logement public locatif qui accumule les impayés s’expose à une procédure contentieuse, et dans les cas extrêmes à la résiliation de son bail. Autant le dire tout de suite : la situation est bien plus facile à régler au stade de la visite qu’une fois l’affaire devant le juge.
Être à jour compte aussi pour ceux qui envisagent d’acheter leur logement auprès de l’office. Les conditions et le prix de cette opération sont détaillés dans notre guide de la cession des logements OPGI. Pour mieux comprendre le rôle de ces offices dans la gestion du parc social, voyez notre page consacrée aux OPGI.
Cette campagne intervient alors qu’Oran prépare une importante opération de relogement, avec plus de 4 000 familles attendues le 1er novembre, comme nous l’avons détaillé dans notre article sur la distribution du 1er novembre à Oran.
Source : Capdz.









